Société Bad Boys Band
Bad Boys Band est une toute nouvelle société de production, créée en juillet 2010.
Son objectif est de développer un cinéma d’auteur, intelligent, économique et novateur.
606 et CONTAINER 606 sont les deux premiers films produit par Bad Boys Band.
Synopsis 606
Quatre personnes se réveillent dans un container : deux hommes, deux femmes.
Ils ne se souviennent de rien ; Qui sont-ils ? Qu’ont-ils en commun ? Pourquoi les a-t-on enfermés dans ce container ? Pourquoi eux ?
Leur seul lien avec l’extérieur, une voix, pour un contrat qu’ils n’ont pas signé mais qu’ils n’ont d’autre choix que d’accepter : Un seul sortira vivant du container.
Synopsis CONTAINER 606
Un groupe d’amis, éprouvés par les évènements de la journée, se retrouve dans un bar un soir. Ils ne savent pas que c’est leur dernière soirée. Quelqu’un en a décidé ainsi.
CONTAINER 606 met en scène nos peurs et en premier lieu celle de toujours fuir (dans le travail, le jeu, la violence, l’amour…). L’homme ne vit plus au présent.
C’est l’histoire de 606 ( les protagonistes enfermés dans le container) mixée avec la dernière soirée qu’on passée les protagonistes avant de se retrouver enfermés.
Moins conceptuel que 606, moins énigmatique, CONTAINER 606 est plus un exercice de style mettant en frontalité deux narrations différentes.
Note d’intention
J’ai deux passions et deux métiers ; l’architecture et le cinéma. Dernièrement je travaillais sur le recyclage des containers maritimes en logement TBC (Très basse consommation), lorsque l’idée m’est venue de réaliser une fiction mettant en scène le container et dont les recettes serviraient au développement d’un projet immobilier qui me tient à cœur : des logements pour les personnes démunies et les émigrants. Une belle idée pour rendre le cinéma utile et distrayant à la fois.
C’est dans cette optique qu’aujourd’hui artistes, techniciens et financiers se sont réunis autour de ce projet, apportant leurs compétences et leur motivation.
La détermination de tous nous a permis de réaliser ce premier long-métrage avec des moyens plus que minimes, portés par l’amour du cinéma et malgré la méconnaissance de ce milieu
La solitude au travail, en amitié, en amour, en famille me semble un fléau de notre civilisation moderne.
Je voulais parler de “l’enfermement mental“ en le liant aux outils actuels de communication: satellites, réseaux, gps, webcams …
Je n’invente rien en disant que tous ces « jouets » -sous l’apparence du bonheur- concourent à notre normalisation, à notre anéantissement et finissent par nous isoler davantage les uns des autres
J’en souffre, donc j’en parle.
Ainsi, l’amnésie, l’enfermement et la solitude sont les thèmes principaux de CONTAINER 606
L’enjeu du scénario ? Surprendre et prendre chaque fois le spectateur à contre-pied. Lui donner les clés du mystère au compte-gouttes. L’intrigue n’est dévoilée qu’à l’ultime fin du film et encore…
Dans quel genre peut-on classer CONTAINER 606 ?
CONTAINER 606 est à la croisée d’un cinéma de l’étrange et d’un cinéma du quotidien, le fantastique naissant de la friction de ses deux mondes. De l’entre-deux.
Le film est conçu comme un voyage des sens, une expérience à la fois physique et active.
C’est un thriller conceptuel à la limite de la performance.
La structure du film est elle-même surprenante ?
Mon amour pour l’architecture m’a donné envie de chercher une forme qui me procure le bonheur de composer.
Et qui renforce le suspense.
J’ai donc utilisé une structure narrative à double temps, l’une chronologique – la soirée d’une bande d’amis – et l’autre remontant dans le temps– les mêmes enfermés dans le container.
À la fin les deux histoires se rejoignent et délivrent le spectateur de cette machine infernale pour mieux le replonger dans un monde plus terrifiant : notre monde.
Virtuel ou réel ?
Le film existera sous ses deux formes : l’une qui se rapprochera d’une installation (pour les musées et les expositions), l’autre d’un film (pour les salles de cinéma).
Pourquoi tourner dans un container maritime ?
Très vite, le container maritime c’est imposé comme le cadre idéal à cette histoire. D’abord il est fonctionnel et économique -sert à la fois de studio et de décor- et surtout, il permet au spectateur –grâce à l’acier, la rouille et la sonorité si particulière- de mieux partager les esprits confus et angoissés des personnages
Le décor de 606 est donc un container de 20 pieds ; 12 m2. Juste un container.
Quatre appliques sont installées sur les deux petits côtés, tandis qu’un trou, percé au plafond, est bouché par un hublot derrière lequel une mandarine est fixée. L’installation est ce qu’il y a de plus simple. Et en jouant avec ces sources de lumière, on créée une palette d’ambiances et chaque séquence du film trouve sa couleur. C’est simple, économique et diablement efficace. J’ai même été surpris au montage de la qualité de cet éclairage rudimentaire.
Le container a été peint dans des tons rouilles pour donner la couleur du film et une certaine patine au décors.
Seul autre détail, la grille de ventilation ; douze trous percés en cercle – un rappel de chronos. Une machine à fumer prêtée par notre hôte, couplée à une ventilation, est installée juste derrière les trous de ventilation.
Les trois portes du container sont masquées afin de rendre l’espace plus hermétique, plus oppressant.
Quel intérêt d’avoir monté 606 au théâtre avant de le tourner ?
L’idée du projet CONTAINER 606 est né en mai 2009.
Ayant réalisé de nombreux bâtiments en tant qu’architecte, j’ai vite appris que pour qu’un
chantier se passe bien, il faut que tout soit planifié, préparé et anticipé à l’avance.
Si j’ai voulu le monter au théâtre c’est pour réussir ce pari audacieux. Cela permettait de :
- Pouvoir réécrire les passages que je ne jugerai pas assez efficaces.
- Permettre aux acteurs de travailler leur personnage et d’atteindre un niveau de jeu que jamais la vitesse et l’économie du cinéma ne leur aurait offert.
- Permettre un tournage plus simple et plus rapide car toute l’équipe aura répété plusieurs fois l’histoire au théâtre. Effectivement cette méthode de travail s’est avérée très efficace.
Le budget étant très mince, le film devait être entièrement tourné en une semaine en juin 2010 après trois mois de représentations théâtrales.
Il semble que le tournage ait connu des débuts un peu mouvementés ?
Pire ! Tout a commencé par une tragédie. Jean-Claude, un des piliers du Nord-Ouest, sdf vivant depuis trois ans dans le théâtre, me propose d’organiser une rencontre avec un de ses amis susceptible de participer financièrement au projet. De la part de Jean-Claude, cela me semble de la science-fiction… La veille du jour J, Jean-Claude fait un AVC et tombe dans le coma. Fin de l’histoire.
Mais le hasard en décide autrement.
À l’hôpital, en allant voir Jean-Claude toujours dans le coma – il décédera hélas quelques jours plus tard – je croise par hasard son fameux ami, Jacques-Henri. Jean-Claude nous aura finalement réunis à sa façon.
Avec l’aide de Jacques-Henri et du premier financier, Jean-Benoît – rencontré au badminton, d’où le nom de la société Bad Boys Band, le tournage du film peut enfin démarrer.
Dans le jardin d’une maison à Hoerdt, près de Strasbourg, un container est installé. C’est dans cette maison et ce container que l’équipe va vivre, tous ensemble pendant la durée du tournage, sous le même toit et coupés du monde extérieur.
Le premier jour du tournage, lundi 14 juin, alors que les décors et toute l’infrastructure du tournage étaient en place à côté de Strasbourg, un des comédiens (Jean-Yves R.Lemoine) se fait renverser devant la Gare de l’Est par un policier en moto ; trois vertèbres cassées…
Coup dur et morosité. C’est dans cette ambiance difficile que nous avons décidé néanmoins de tourner le 3ème round, la partie où notre acteur blessé ne figurait pas puisqu’il mourrait à la fin du 2ème round.
Nous retournerons la partie entière du container en six jours quelques mois plus tard ; fin septembre. 606 est en boite !
Dernière étape : CONTAINER 606 – Les extérieurs
Nous avons tourné les scènes extérieures au container 4 mois plus tard en janvier 2011. C’est le luxe de travailler en indépendant avec très peu argent et une équipe super motivée
Biarritz, Bordeaux, Paris. Il fallait bien équilibrer géographiquement le film après une semaine en Alsace ! Vu le peu de finance, tout a été filmé en une prise.
Trois jours ont suffi pour les extérieurs.
Un matin à Biarritz, l’après-midi à Bordeaux. Puis deux jours à Paris…. Et direction la salle de montage !
Il aura donc fallu 9 jours pour réaliser ce premier long-métrage. À aucun moment le film ne souffre de ce budget étriqué.
Les acteurs
Prévus à six au départ, deux personnages vont être supprimés et n’apparaître qu’à un instant du film, pour rappeler qu’il y avait plus de monde enfermé dans le container avant que le récit ne démarre.
Le travail déjà effectué au théâtre a été capital. Il a permis aux acteurs de travailler leur personnage en amont, et d’affiner certaines caractéristiques de l’histoire : l’enfermement, la promiscuité, l’étouffement…
Le tournage s’est fait très rapidement et a nécessité une concentration absolue de la part de toute l’équipe. Le film s’est nourri de l’énergie vive, tendue et rigoureuse qui régnait sur et en dehors du plateau. Nous avons fait des prises de deux à cinq minutes sans coupe, l’idéal pour que les acteurs puissent livrer une interprétation plus «organique» , laissent leurs émotions grandir et envahir l’image. Dans le temps imparti au tournage, nous ne pouvions faire que deux ou trois prises par plan. Et cette limitation a fait notre force : nous avons épuré récit et mise en scène ; il ne reste que l’essentiel. Le moindre détail dramatique résonne et l’attention se concentre alors sur l’épreuve subie par les personnages.
Les acteurs ont livré un travail remarquable.
Le public et la diffusion
Un thriller conceptuel dans 12 m2. Un film avec une intrigue et un concept original pour tenter d’exister dans le monde « embouteillé » de la production cinématographique. Un film avec une personnalité à part. De ce côté-là, c’est une réussite. Même si certains lui reprochent d’être à la limite de la performance. Pour d’autres, c’est une qualité.
Tout comme le titre « CONTAINER 606 » volontairement connoté JEU VIDÉO, l’intrigue colle à cet univers radical et violent, dans lequel chacun cherche à survivre, évoluant dans un espace clos, inquiétant, étrange, imaginaire ; espace particulièrement prisé des jeunes.
Il s’avère aux cours des premières projections que les jeunes de 16 à 30 ans adorent la version courte « 606 » qui se passe uniquement dans le container, CONTAINER 606 étant plus apprécié par un public intellectuel, appréciant les différents degrés de lecture du film.
CONTAINER 606 devrait retenir l’attention des festivals. Rendez-vous au second semestre 2011 et au premier semestre 2012 pour le vérifier.
De plus, le choix d’un container pour principal décor est dans l’air du temps : de nombreuses agences d’architecture travaillent sur leur recyclage. Dans de nombreux pays comme la Hollande, l’Angleterre, les Etats-Unis et le Canada, le container est utilisé sous diverses formes (logements étudiants, habitations, bureaux, hôtels…). Notre film bénéficiera donc de cette vague médiatique.
Enfin, nous assumons donc totalement la particularité d’un film original, parfaitement maîtrisé techniquement (écriture, interprétation, images, montages) et ce malgré un budget plus que restreint ; un film honnête, sincère et professionnel dans sa démarche.
N’oubliez pas :
« Cela peut arriver à chacun de vous, n’importe où, n’importe quand.
Mais vous pouvez continuer à vous raconter des histoires… »